Pompéi, joyau de la baie napolitaine

Publié le par Jérôme Voyageur

Pompéi, le forum

Naples, 31 Mai 2018

Pompéi, un nom quais magique que tout le monde connaît. Nous avons tous un jour ou l'autre entendu parler de cette cité engloutie par la fureur du Vésuve. Au fil des ans, j'ai aussi eu l'occasion d'entendre des critiques concernant la piètre qualité de conservation du patrimoine pompéien. Il en aurait fallu plus pour me freiner. Le site reste probablement l'attrait numéro un de l'agglomération napolitaine.

Dans le cas de visite individuel, le moyen le plus simple de rejoindre Pompéi reste le train, bien nommé Circumvesuviana. En effet, il faut contourner le majestueux volcan avant de dénicher enfin la cité antique. Le point de départ est situé dans les sous-sols de la gare centrale de Naples. Lorsqu'on arrive de la piazza Garibaldi, il faut suivre le couloir de droite jusqu'à la série de portiques. On trouve là des guichets dédiés à la billetterie des lignes du réseau Circumvesuviana. Il faut ensuite deviner le quai adéquat. Ne pas trop compter sur les écrans qui ont une fâcheuse tendance à ne pas fonctionne, quant aux affichages, ils se mettent à jour quelques minutes à peine avant l'arrivée du train. En direction de Sorrente, destination ultime de la ligne, il faut compter environ un train toutes les trente minutes. En revanche, il est diificile de prévoir quand celui-ci passera. Autant à l'aller qu'au retour, c'est avec un bon quart d'heure de retard que le train s'est présenté à quai. En ce début de matinée, les wagons sont bondés, mieux vaut monter dans les premiers à moins d'apprécier l'ambiance RER aux heures de pointe... Le trajet dure environ trente cinq minutes jusqu'à la station Pompéi- Villa Misteri.

Dès la descente du train, les rabatteurs forcent quasiment les visiteurs à monter à l'étage de la gare alors même que le site officiel du site archéologique précise bien que les seules billetteries officielles sont aux entrées du complexe. Néanmoins, comme je vais le comprendre plus tard en voyant les nombreux plans dans les mains des visiteurs, beaucoup se laissent avoir et paient leur billet plus cher. Du coup, cent mètres plus loin, il n'y a que très peu d'attente pour obtenir un billet. Pour ceux qui se sentent assez d'énergie, il est possible d'acheter un billet couplé avec les sites d'Oplontis et Boscoreale.

Muni du précieux sésame, je peux me lancer dans un voyage dans le temps, quelque part au première siècle après JC. Sans être agoraphobe, j'apprécie de pouvoir découvrir loin des foules, telles des moutons de Panurge. Ainsi, je quitte très vite la rue principale pour sinuer, voir me perdre dans des coins délaissés mais loin d'être dénués d'intérêt, comme par exemple cette mosaïque du Cave Canem que j'avais découvert dans mon livre de latin au collège. Tout cela ne nous rajeunit pas. Bien évidemment, j'essaie aussi de profiter des lieux des plus courus .... de temps en temps. Je suis rapidement impressionné par la quantité de vestiges. C'est bien une ville entière qu'on peut encore parcourir. Le pavement des rues, creusé de sillons, témoigne d'un usage incessant des chars et autres carrioles.
 

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Il faut savoir que les villas, thermes et autres temples abritant encore des fresques ou bien des parterres de mosaïque ne sont pas forcément ouvert toute la journée. Sauf à passer une journée entière sur place, le risque existe de trouver grille close et de devoir se contenter d'un regard furtif à travers les barreaux. Néanmoins, il y a tellement à voir que cette restriction n'est pas dommageable à la visite. Il faut avoir l'oeil aux aguets tant il y a de détails à voir un peu partout. C'est là que je ne comprends pas les foules qui ne décollent pas leur regard de leur plan... Par endroit, les bruits de pic rappellent que le site est toujours en cours de fouille: des trouvailles sont régulièrement faites.

Dans quelques villas sont exposés certains des corps vitrifiés lors de la funeste éruption. Encore un témoin que nous sommes sur un lieu qui était plein de vie. A l'extrémité nord, je découvre avec surprise la présence d'un amphithéâtre un peu particulier. Au delà d'être de taille réduite, il est un des rares à présenter des rampes d'accès extérieures, les gradins se remplissant par le haut. Non loin de là, on peut jeter un oeil à la grande palestre, vaste enceinte qui servait de lieu de vie et d'entrainement aux gladiateurs. Les cours voisines ont été converties en petites parcelles de vigne.

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Dans la partie sud, il ne faut pas manquer le grand théâtre, flanqué de son petit palestre. Avec son intégration dans l'habitat environnant, on pourrait presque passer à côté sans s'en rendre compte.

Je décide alors de retenter ma chance au lupanar. De manière ahurissante,cette villa semble concentrer tous les visiteurs. Une masse de touristes se masse dans la rue pour y rentrer. Tout ça pour ça. Si la bâtisse est l'origine d'un nom commun, elle reste très moyenne comparée aux autres. Trois fresques assez petites visibles en quelques secondes : impossible de s'arrêter. Et surtout rien de bien outrancier. Le cabinet des secrets du musée archéologique est déjà bien plus explicite.

En terme de fresques, elle est surtout bien loin de la villa du verger, de celle de la Vénus à la coquille ou encore celle de l'Ephèbe découvertes plus tôt dans la matinée.

A l'arrière de la basilique, dans un quartier totalement déserté, on eut découvrir des villas intéressantes pour leurs mosaïques. Il est même possible de descendre dans les caves de l'une d'elles.

De retour à l'air libre, alors que le soleil commence à taper fort, et que cela fait déjà plus de trois heures que je déambule sur le site, je décide de me diriger vers la sortie, non sans faire un détour par la villa des Mystères, qui a donc donné son nom à la gare. Etant excentrée du site, il faut souffrir sur les pavements plus ou moins disloqués et sous les rayons du soleil. Tout compte fait, je ne retournerai sûrement pas à l'entrée du matin. On appréciera le bon état de conservation de cette résidence, tout comme ses colonnades extérieures, ses jolies fresques ainsi que les derniers corps vitrifiés.

Il est alors temps de quitter les lieux. Un nouveau défi m'attend: trouver un endroit où déjeuner. Il ne faut pas être très regardant, on est dans le bas de gamme. C'est finalement près de la gare que je finis par me poser et me reposer un moment. Grâce à la ponctualité napolitaine, je réussis même à prendre le train que je pensais avoir manqué de peu. En revanche, cette visite bien que passionnante, est usante: j'oublie l'idée de faire une halte à Herculanum. Direction la fraicheur de ma chambre d'hôtel et le confort de mon lit.

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Publié dans Carnet de voyage, Europe, Italie

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