Un week-end la tête dans l'espace
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Novembre 2025,
Une fois n'est pas coutume, ce week-end du 11 novembre s'est révélé riche en activité spatiale. Coïncidence, pur hasard, allez savoir, toujours est-il que mon agenda s'est rempli en ce sens.
Un peu par hasard, j'ai découvert il y a quelques jours à peine la tenue à Montrouge du festival Explor'Espace 2025. Ma réflexion a été courte quand j'ai consulté la plaquette. Si le côté stands et animations ne me tentaient guère, il en a été différemment avec le programme des conférences : deux astronautes le samedi après-midi, chacun une heure. Je n'ai pas hésité bien longtemps à réserver un billet coupe-fil, qui permet de rentrer plus vite bien que l'accès à la manifestation soit gratuit.
En ce samedi, juste après l'heure du déjeuner, je mets donc en route vers le Beffroi de Montrouge, un complexe de type palais des congrès en plein de coeur de cette ville de la petite couronne. C'est là que réside le problème de la desserte: proche à vol d'oiseau, pénible en voiture y compris et surtout pour le stationnement. Restait les transports en communs .... biscornus. J'ai donc enchainés les tramways et la marche à pied pour rejoindre les lieux. Par chance, la bruine annoncée pour l'après-midi avait pris de l'avance et j'ai promené le parapluie pour rien, mon âge pas encore suffisamment avancé n'exigeant pas encore que je m'en serve comme canne.
J'arrive sur place largement en avance par rapport aux programmations. Aussi, j'ai le temps pour flâner et repérer les lieux. La grande salle du rez-de-chaussée a été aménagé en salle d'expositions avec divers stands destinés à partager la connaissance à la fois sur l'astronomie et sur l'astronautique souvent sous forme ludique. Disons que pour des passionnés et férus, ce n'est pas forcément le lieu pour apprendre de nouvelles choses. En revanche, c'est idéal pour les enfants et les néophytes. Il n'y a qu'à les regarder faire pour s'en convaincre.
Cette flânerie me donne néanmoins l'occasion de croiser et de saluer une des personnalités de la journée. Impossible de ne pas voir ce blouson d'astronaute avancer dans ma direction. J'ai tôt fait de reconnaitre Philippe Perrin, croisé à Toulouse au mois d'Avril pour une soirée qui avait été fabuleuse. J'ai la faiblesse de croire qu'il m'a reconnu lorsque je suis allé le saluer; malheureusement, un coup de fil a écourté bien trop vite nos échanges.
Il était alors temps de rejoindre l'étage. Si la petite salle, consacrée à des thématiques astronomiques m'attirait moins, quoi que les sons du cosmos, contés par un chercheur de l'Observatoire ont le mérite d'attirer l'attention et de captiver, il en allait autrement pour ce qui est baptisé le bar, en fait une sorte de salon d'attente avant le grand auditorium. Dans cet espace ont été installés, entre autres, un stand de magnifiques maquettes, un boutique-librairie, parfaite pour dénicher des bouquins spécialisés qu'il serait bien plus difficile de trouver autrement (j'ai d'ailleurs craquer pour trois ...) et enfin, le centre de la pièce qui accueille les séances de dédicaces avec les auteurs qui se succèdent environ toutes les trente minutes. C'est là que je retrouve "Pif", qui avait été notre spécialiste au mois d'avril au cours de notre modeste tour de l'Europe Spatiale (merci Fabrice d'avoir imaginé ce circuit). J'apprends qu'il vient de rentrer de Kourou où il a pu assister à ce superbe lancement d'Ariane 6 : les conditions météo étaient tout simplement parfaites pour des images de rêve. Un peu pris dans la précipitation, je lui demande néanmoins de me dédicacer un de ses livres que je viens d'acquérir à quelques mètres de là.
Mais l'heure tourne et il serait dommage de manquer la conférence de Philippe Perrin. Je me hâte de rejoindre la salle dès que l'accès s'ouvre. J'ai ainsi la chance de me retrouver au second rang. Étonnamment la pièce ne se remplira pas complètement. Tant pis pour ceux qui ont dédaigné l'occasion. Le thème de sa présentation est de nous embarquer avec lui littéralement jusque dans l'espace, jusqu'aux sorties extra-véhiculaires qu'il a effectués lors de sa seule et unique mission à bord de la navette spatiale Endeavour, mission au cours de laquelle il a tout de même effectué trois EVA, rien que ça. A juste titre, il se considère comme un des maçons de l'ISS (la station spatiale internationale), ayant contribué à son assemblage. Comme lors de notre dîner il y a quelques mois, il se révèle passionnant à écouter, une personne simple qui a vécu des choses extraordinaires. Je l'écouterais bien pendant des heures; pourtant, seule une petite heure nous est autorisée. Grâce à la sono, les vibrations du décollage de la navette sont presque palpables ... impressionnant.
Nous sommes même obligés de quitter la salle alors que la deuxième conférence a lieu dans une trentaine de minutes à peine.
Retour dans l'antichambre où je découvre une file d'attente largement plus conséquente que pour la conférence qui vient de se terminer. J'en viens même à craindre de ne pas pouvoir accéder à nouveau à l'auditorium. Il faut dire que les gens sont en train de faire la queue jusque dans le grand escalier. Les minutes sont longues à s'écouler sans que la moindre avancée ne survienne. J'ai fini par comprendre que les horaires annoncés sur le programme sont simplement indicatifs. Enfin, après un petit quart d'heure de patience, je peux enfin me remettre en mouvement. Si seulement j'avais pu rester tranquillement assis à l'intérieur. Mais non. Et pour cause : désormais les 5-10 premiers rangs sont réservés. Comme tous les autres, je suis obligé de m'éloigner de la scène. Quelle dommage! La salle est comble cette fois. Je regrette néanmoins cette différence de traitement entre nos deux astronautes : la raison m'échappe!
Pour ce qui est considéré comme le clou de la journée, les huiles sont là, les privilèges qui vont avec et l'ennui aussi : litanie de discours ... du président de l'association d'astronomie, de l'édile local, de l'orga .... Bref, il me tarde que tous ces gens se taisent et laissent le micro à un autre astronaute que je connaissais largement de réputation mais que je n'avais jamais vu en chair et en os. Monsieur Jean-François Clervoy. Des deux "héros" de l'après-midi, lui c'est l'ingénieur. Il a tout de même effectué trois vols à bord des navettes spatiales américaines, dont une mission dédiée à la réparation du fameux télescope Hubble. Accessoriement, via la filiale du CNES, Novespace, il a mis au point une capacité française de vols paraboliques à bord d'un Airbus pour simuler la microgravité. Rien que ça! Cela pose le personnage, et pourtant il semble le plus simple du monde, lui aussi. En revanche, il excelle dès lors qu'il s'agit de partager son expérience. Deuxième bonheur de l'après-midi à l'écouter nous narrer tout ce qui se passe à bord, et surtout les petits détails de la vie quotidienne et les expériences personnelles. Si seulement cela pouvait durer. Mais non, il faut quitter les lieux, la salle mais aussi le complexe, les portes vont se fermer.
Il ne me reste qu'à entamer le parcours retour en essayant d'emprunter les bonnes rues dans la nuit jusqu'à rejoindre le tramway. Wouaouw, cela valait le coup! Rendez-vous dans deux ans pour la prochaine édition.
Paris, Lundi 10 Novembre 2025
Hasard du calendrier donc, j'avais profité de ce "pont" pour réserver un créneau en semaine à l'atelier des lumières. Cet espace dédié aux spectacles immersifs a lancé depuis le mois de septembre un show baptisé, Destination Lune et conté par Tom Hanks, du moins, par sa voix française. Comme à mon habitude, je suis arrivé bien en avance sur le rendez-vous inscrit sur mon billet. Cela se révèle une excellente initiative : je pénètre dans la salle quelques minutes avant que la séance commence. Si j'avais respecté l'horaire, j'aurais manqué la moitié de la séance. Avant que la pénombre tombe complètement, j'ai le temps de détailler cette étrange salle, une sorte de grand hangar, très haut, parsemé de cylindres (d'anciennes citernes?) et même un bassin en eau ...
Lorsque la représentation commence, je saisi immédiatement le côté immersif. Les images sont projetés un peu partout dans la pièce sur des parois démesurément hautes. Néanmoins, il vaut mieux regarder un peu partout pour ne pas en louper une miette. La voix de Tom Hanks vient régulièrement ponctuer les images d'archives qui constituent l'essentiel de la projection. J'ai même le sentiment que certaines imagines n'ont pas dû être beaucoup diffusées auparavant en France. Ainsi, nous suivons toute cette aventure dès lors que le président Kennedy décide de lancer ce programme fou qu'était Apollo, le vrombissant décollage de la Saturn V, les premiers pas d'Armstrong, et toutes les explorations de ces onze autres collègues. Une heure d'immersion passionnante mais pour moi qui connait toute cette histoire .... ou presque.
Le discours du président Kennedy qui délencha cette épopée
Décollage de la mission Apollo 11
Premiers pas sur la Lune
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