Aotearoa, splendeurs de la Nouvelle Zélande (18)

Publié le par Jérôme Voyageur

Le dernier tronçon propose une transition progressive jusqu’à la ville de Christchurch, terme de notre voyage. En attendant d’arriver, il a fallu faire travailler les méninges : une devinette proposée par Pierre, consistant à trouver la distance routière parcourue : 3580 kilomètres pour être précis jusqu’à l’entrée de l’hôtel. Pour ma part, je reçois la mission d’improviser un quizz de dix questions. D’abord peu inspiré, je finis par en trouver le compte juste : collectivement, toutes les réponses sont trouvées, ce qui amène Pierre à conclure que nous n’avons pas besoin de redoubler. Mince alors ! Il va falloir trouver une autre excuse pour refaire un tour.

Avec la ville reviennent quelques embouteillages, certes très légers. Nous longeons le parc Hagley avant de nous stationner tout près du centre, devant le centre d’arts Te Matatiki Toi Ora, installé dans le bâtiment d’un ancien établissement scolaire édifié en pierres sombres au style très anglais. Quinze ans après, les stigmates du tremblement de terre de 2011 sont encore largement visibles, entre les parcelles rasées, les structures lourdement étayées, les lieux murés et ceux toujours en travaux. Nous ne nous attendions pas à trouver une cité encore autant marquée. Nous faisons un petit tour de la ville à pied le temps d’apercevoir les quelques tramways anciens, reconvertis en attractions touristiques, soit en mode restauration mobile, soit en moyen de transport original, les grosses anguilles de la rivière Avon, sans oublier les bernaches sur les pelouses aux alentours et les canards sur le cours d’eau. Un détour nous conduit jusqu’à ce qu’il reste de la cathédrale, autant dire les murs, suite à des dégâts massifs. A vrai dire, Christchurch n’a pas vraiment de patrimoine historique.

Suite à cette rapide découverte, nous rejoignons notre hébergement, un peu excentré, au style architectural très marqué, en référence aux Tudors. J’ai la chance d’avoir hérité d’une suite. J’en suis tellement soufflé en poussant la porte que, chose rare, je commence par photographier l’intérieur avant de m’installer. Il faut aussi que nous nous occupions de la prochaine nuit, celle en extra, pour cause de reroutage aérien. Il faudra malheureusement changer de chambre mais l’établissement s’occupera de déplacer nos affaires. L’heure est venue d’aller prendre un petit apéritif au bar de l’hôtel avant de prendre notre dernier repas au complet, l’heure des bilans, des adieux et des remerciements.

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Christchurch - centre villeChristchurch - centre villeChristchurch - centre ville
Christchurch - centre villeChristchurch - centre villeChristchurch - centre ville
Christchurch - centre villeChristchurch - centre villeChristchurch - centre ville

Christchurch - centre ville

Christchurch - Scenic Hotel CotsworldChristchurch - Scenic Hotel CotsworldChristchurch - Scenic Hotel Cotsworld
Christchurch - Scenic Hotel CotsworldChristchurch - Scenic Hotel CotsworldChristchurch - Scenic Hotel Cotsworld
Christchurch - Scenic Hotel CotsworldChristchurch - Scenic Hotel CotsworldChristchurch - Scenic Hotel Cotsworld

Christchurch - Scenic Hotel Cotsworld

Jeudi 12 Mars, Christchurch

Etant donné les heures de départ de chacun, ce réveil est à la limite de la grasse matinée. Tandis que les premiers à partir chargent déjà leurs bagages dans le véhicule, je commande trois espresso pour compenser le « substitut » de café que nous avons eu au petit-déjeuner : jamais je n’aurais imaginé qu’il faudrait un quart d’heure pour cela, et encore nous les avons bu chacun  seul. De grosses améliorations sont à envisager sur ce plan. Heureusement, que l’agenda de la matinée est souple.

Une dernière fois, je me retrouve copilote, faute de candidat à la place avant. Pierre nous emmène au bord de la mer à Scarborough Beach. L’endroit semble très prisé des surfeurs si j’en crois le nombre d’écoles de surf. Il faut dire que l’océan roule énormément, multipliant à l’infini les rouleaux, plus ou moins bien formés. Quant aux baigneurs, ils se font plus que rares. Nous marchons sur le front de mer pendant presque une heure à nous aérer les poumons avec l’air du large. En face, c’est l’Amérique du Sud et le Chili !

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Christchurch - Scarborough BeachChristchurch - Scarborough BeachChristchurch - Scarborough Beach
Christchurch - Scarborough BeachChristchurch - Scarborough BeachChristchurch - Scarborough Beach
Christchurch - Scarborough BeachChristchurch - Scarborough BeachChristchurch - Scarborough Beach

Christchurch - Scarborough Beach

Christchurch - jardin botaniqueChristchurch - jardin botaniqueChristchurch - jardin botanique
Christchurch - jardin botaniqueChristchurch - jardin botaniqueChristchurch - jardin botanique
Christchurch - jardin botaniqueChristchurch - jardin botaniqueChristchurch - jardin botanique

Christchurch - jardin botanique

Sur le chemin du retour, nous faisons un détour par la cathédrale « en carton », un édifice temporaire en attendant une hypothétique reconstruction, halte que je zappe, avant de rejoindre le grand parc où nous laissons le minibus, pour traverser le jardin botanique, lové dans la boucle que forme l’Avon au cœur du poumon vert de la ville. Avec le « clan des cinq », nous optons pour l’option déjeuner en priorité. Nous filons directement dans les allées, entre bosquets d’arbres et massifs fleuris avant de jeter notre dévolu sur une terrasse en surplomb de la rivière. Derniers « jus de houblon »  et dernier repas ensembles. Toutes les bonnes choses ont une fin. Sur le chemin du retour, je prends un peu de temps dans les jardins pour immortaliser les spécimens qui m’inspirent le plus. A l’heure prévue, tout le monde est de retour au véhicule. Pierre nous dépose au bout de la rue de l’hôtel à l’occasion d’un feu rouge et continue avec les huit autres jusqu’à l’aéroport. C’est ici que nos chemins commencent à se séparer. De retour à notre hébergement, je constate que ma suite a été remplacée par une chambre plus modeste, quoi que vaste ; au premier étage mais éloignée de la rue. Il faudra faire avec … pour les quelques heures qui restent.

 

Vers dix huit heures, je rejoins Sophie pour attendre le départ de Sylvain vers l’aéroport en navette. La chance semble commencer à abandonner le groupe : son transport est retardé de plus de dix minutes. Tandis qu’il s’éloigne, nous décidons de revenir au centre-ville, l’offre du quartier étant quasi inexistante. Au final, cela ne nous prend qu’un gros quart d’heure à pied pour rejoindre l’Avon. L’étude « attentive » de l’offre nous conduit à retourner au même endroit qu’à midi, ce qui fait rire la serveuse qui nous reconnait. Une fois encore, nous constatons que les nuits néo-zélandaises sont assez peu vivantes pour ne pas dire « mortes ». Il n’y a vraiment pas foule dans le quartier. Pierre choisit de nous rejoindre pour partager cette dernière soirée avec nous deux. Pendant le repas, nous apprenons que ceux repartis vers Auckland dans l’après-midi n’ont qu’une seule chambre au lieu des trois nécessaires. Le chaos continue avec leur agence : nous peinons à ne pas en rire tandis que nous profitons bien de notre paisible soirée. Limite, nous aurions pu fermer l’établissement tant il a été déserté au fil des heures. Le retour est un peu frisquet : c’est peut être pour mieux apprécier la couette à l’arrivée. J’ai tout de même failli oublier la douche avant de m’effondrer comme une masse. Dernière nuit aux antipodes.

 

Vendredi 13 Mars, Christchurch

 

Nouvelle semi grasse matinée. Je vais finir par m’y habituer ! Pendant le petit-déjeuner, nous croisons Roland et Brigitte qui étaient partis en excursion ferroviaire toute la journée de jeudi. C’est l’occasion de leur dire au revoir, eux qui vont continuer leur périple en Australie.

Pendant que j’attends devant la réception, un employé vient me proposer un café : contrairement à hier, celui-ci arrive très vite. Comme quoi, quand ils veulent, ils peuvent ! Sophie me rejoint sur ces entrefaites. Quelques minutes plus tard, la navette débarque avec dix minutes d’avance. Vue la distance jusqu’à l’aéroport, nous avons failli arriver l’heure où nous aurions dû partir. « Chats blancs » !

L’aérogare nous impressionne par sa taille réduite. La dépose des bagages se déroule vite, seulement freinée par une employée qui veut nous poser des questions dans un but encore vague. Direction la seule boutique valable pour expédier les derniers dollars néo-zélandais, enfin essayer car il en reste encore. Il faudra une subite inspiration pour les convertir en dollars américains, utiles à la prochaine escale. Le passage de la sécurité se révèle tout aussi simple, autant par le peu de voyageurs que par la présence d’un scanner de nouvelle génération permettant d’éviter de vider les sacs cabine. Quant au franchissement de l’immigration, il est aussi rapide que l’éclair grâce aux sas automatisés. Cette fois, c’est vraiment la fin du séjour en Nouvelle Zélande, un pays qui m’aura ravi, autant par ses paysages à couper le souffle que par la gentillesse de ses habitants, et sa propreté.

Quelques dizaines de minutes avant d’embarquer, nous découvrons que le vol sera plus court que prévu. Néanmoins, une fois à bord de l’avion, le commandant de bord nous explique que la douane américaine n’ouvre qu’à six heures à l’arrivée ; autant dire que ce temps a priori gagné, ne nous servira à rien. C’est bien dommage !

Ce voyage qui s’annonce est très particulier à plusieurs titres : nous allons arriver à San Francisco avant d’être partis et vivre, de fait, deux vendredi treize d’affilée (merci la ligne de changement de date qui génère vingt heures de décalage horaire) ; nous allons aussi boucler un tour du monde en moins de quatre vingt jours grâce à cette replanification ; Sophie va entrer aux Etats-Unis pour la première fois. Et si tout se passe bien, nous devrions pouvoir descendre en ville pour voir le Golden Gate et Alcatraz.

Côté United Airlines, la compagnie remplaçant Emirates, on va dire que ce n’est pas le top du secteur, ni côté service à bord, ni côté contenu des plateaux repas. Pendant le petit-déjeuner, j’assiste même à un salto de plateau, un verre de jus de pomme transformé en eau. Il faut même que j’aide la plus âgée des hôtesses pour ouvrir une bouteille d’eau.

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